La semaine économique et financière

Le coin des Epargnants, les bourses à la fête

Le CAC 40, malgré une semaine bien calme, a progressé de 1,04 % et a atteint 3953 points se rapprochant du seuil symbolique des 4000 points. Depuis le 1er janvier, la progression est de 8,59 %. La bourse de Paris reste très en retrait par rapport aux grandes places mondiales. Elle n’a retrouvé que son niveau de 2011 très loin des 7000 points atteints en 2000.

Les grandes bourses ont battu leurs précédents records. Ainsi Francfort, a dépassé 8 278 points, le Dow Jones, à New York, a franchi le seuil des 15 000 points. Le Nadasq est au plus haut depuis l’an 2000 à 3 436 points. La Bourse de Londres a dépassé son niveau de 2007 à 6 624 points.

Ces fortes progressions reposent sur des anticipations de reprises économiques mais aussi par l’importance des disponibilités financières du fait des politiques monétaires abondantes des banques centrales.

France, repos coupable ou bien mérité

Certains économistes ont évalué le coût des ponts du début du mois de mai à 0,1 % du PIB. Le calendrier était, en ce domaine, porteur en 2013 avec la conjonction du 8 mai, de l’ascension et des vacances de printemps. Mais, il faut souligner que les années précédentes avaient été plutôt pauvres en ponts. Il y a donc une forme de compensation. Si la France s’est arrêtée de produire, en revanche, le secteur touristique devrait enregistrer de bons résultats. La Corse et la Côte d’Azur avaient un petit air de mois de juillet.

La France ne compte pas plus de jours fériés que ses voisins ; en revanche, ils sont assez concentrés sur le mois de mai du fait que le pays honore le 8 mai 1945. L’existence des RTT permet, en outre, de greffer aux jours fériés des jours de congés. De nombreux commerces et PME ont préféré fermer afin de régler leurs problèmes d’effectifs.

Pas de changement pour la production manufacturière en France

Au mois de mars 2013, la production de l’industrie manufacturière en volume  a reculé de 1 % après une hausse de 0,8 % en février).

La production de l’ensemble de l’industrie est également en baisse (-0,9 %).

Sur le premier trimestre, le recul est de 0,9 % pour l’industrie manufacturière et de 0,4 % dans l’ensemble de l’industrie.

Sur ces trois mois, la production baisse légèrement dans les autres produits industriels (-0,6 %). Elle baisse nettement dans les matériels de transport (-2,4 %) et dans les industries agricoles et alimentaires (-2,1 %). Elle baisse dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (-0,7 %). Elle augmente fortement dans le raffinage (+7,9 %).

…et est inférieure de 4,2 % au niveau atteint l’année précédente.

La production manufacturière au 1er trimestre 2013 se contracte fortement par rapport au premier trimestre de 2012 avec -4,2 %. Ce recul témoigne de la vigueur du ralentissement de l’activité économique et de la poursuite du processus de désindustrialisation.

Sur cette période, la production décroît nettement dans les autres produits industriels (-3,8 %), et plus encore les matériels de transport (-9,8 %). Elle baisse également dans les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (-3,6 %), et dans les industries agricoles et alimentaires (-2,6 %). Elle est en forte hausse dans le raffinage (+4,8 %).

La France, le maillon faible européen ?

Le Peterson Institute de Washington a publié une étude sur la France. L’auteur, le danois Jacob Funk Kirkegaard, juge que la France constitue un frein important pour la restauration de la croissance en zone euro. Cette étude souligne que depuis près de vingt ans, la France reporte d’année en année les réformes. La France a perdu son leadership en Europe avec le refus du référendum de 2005. L’Allemagne et la BCE se sont imposées, la France étant marginalisée. La France est dans un rôle de plus en plus périphérique du fait du recul de son économie et du fait qu’elle a opté pour l’attentisme en plaçant les institutions européennes dans le rôle de bouc-émissaire.

L’Allemagne à la peine

Avec la zone euro en récession, les exportations allemandes souffrent comme en témoignent les résultats du mois de mars du commerce extérieur.

Certes, en données brutes, la balance commerciale accroit ses excédents pour atteindre 18,8 milliards d’euros après 16,8 milliards d’euros en février mais dans les faits, il y a bien un repli des exportations.

Calculé en données corrigées des variations saisonnières, l’excédent commercial recule légèrement sur un mois à 17,6 milliards d’euros après 17,7 milliards d’euros en février, un chiffre revu en hausse vendredi (17,1 milliards d’euros annoncé précédemment.)

Si, selon les chiffres bruts publiés par l’Office fédéral des statistiques Destatis, tant les importations (75,8 milliards d’euros) que les exportations (94,6 milliards d’euros) progressent par rapport à février, il n’en est pas de même en rythme annuel.

Sur un an, les exportations accentuent leur recul en données brutes, affichant une chute de 4,2% après avoir déjà un repli de 2,8% en rythme annuel en février. Pour les importations, leur baisse est plus forte et atteint 6,9% par rapport à mars 2012.

Par zone géographiques, si l’Union européenne reste le principal partenaire commercial de l’Allemagne (avec 53,8 milliards d’euros d’exportations dont 35,3 milliards pour la seule zone euro), sur un an, les exportations allemandes vers la zone euro se sont contractées de 7%, quand leur recul se limite à 2,2% vers les pays européens hors zone euro et à 2,6% vers les pays non-européens

A suivre

Lundi au Japon sera publié les agrégats monétaires du mois d’avril. En Chine, il faudra suivre la production industrielle et les ventes au détail en avril.

En France, la Banque de France communiquera le sentiment des affaires du mois d’avril.

Il est également prévu une réunion des Ministres de finances de la zone euro.

Aux Etats-Unis, seront rendus publics les ventes au détail en avril et les résultats des stocks des entreprises du mois de mars.

Mardi 14 mai, au Japon, il faudra suivre les commandes de machines-outils du mois d’avril.

En Allemagne, sera communiqué mardi, le taux d’inflation du mois d’avril.

En Italie, il faudra suivre le résultat de la dette publique à fin mars.

Pour la France, mardi sera le jour des résultats de la balance des paiements de mars

L’OCDE rendra public ses indicateurs avancés du mois de mai.

Eurostat communiquera les statistiques de la production industrielle de mars de la zone euro.

Mercredi 15 mai, en France, l’INSEE rendra public les résultats des comptes nationaux et des comptes publics de 2012, la première estimation de l’évolution du PIB au premier trimestre 2013 et le taux d’inflation du mois d’avril.

Mercredi sera marqué par le déplacement du président de la République, François Hollande, à la Commission européenne. Le Président devra annoncer des mesures afin de permettre le passage en-dessous de 3 % du PIB.

Toujours, mercredi, en Allemagne sera communiquée l’évolution du PIB au premier trimestre. En Italie, le PIB au premier trimestre sera rendu public.

Dans la foulée, Eurostat, rendra public l’estimation instantanée du PIB au premier trimestre.

Au Royaume-Uni seront présentés les résultats du chômage d’avril, le rapport trimestriel sur l’inflation par la Banque d’Angleterre.

Aux Etats-Unis, l’évolution des prix à la production en avril seront communiqués tout comme l’enquête manufacturière de la Réserve fédérale de New York du mois de mai, les statistiques de la production industrielle d’avril et l’indice NAHB de confiance des promoteurs-constructeurs de mai.

Jeudi 16 mai, au Japon seront rendus publics la croissance du PIB au premier trimestre et la production industrielle de mars.

En France, le Président de la République répondra aux questions des journalistes dans le cadre d’une conférence de presse. Le Président de la République avait pris l’engagement au moment de son élection de faire un point de presse tous les 6 mois.

L’INSEE rendra public jeudi, l’enquête trimestrielle sur les investissements dans l’industrie, réalisée en avril et la première estimation de l’emploi salarié au premier trimestre.

En Italie, il faudra suivre la balance commerciale de mars.

Au niveau de la zone euro, il est prévu une réunion du conseil des gouverneurs de la BCE mais  aucune annonce sur les taux d’intérêt n’est attendue.

Aux Etats-Unis seront rendus public le taux d’inflation du mois d’avril, les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine achevée le 11 mai, l’évolution des prix à la consommation et des revenus réels en avril, les mises en chantier et permis de construire du mois d’avril et l’enquête de la Réserve fédérale de Philadelphie du mois de mai.

Vendredi 17 mai, les commandes de machines de mars du Japon seront publiées.

En France, l’INSEE communiquera les statistiques des créations d’entreprise du mois d’avril.

Pour la zone euro, il faudra suivre les immatriculations de voitures neuves en avril et la production dans le secteur de la construction.

Aux Etats-Unis, l’indice de confiance de l’université du Michigan pour le mois de mai sera rendu public comme les indices composites du Conference Board du mois d’avril.

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