La semaine économique et financière du 30 août

Le coin des épargnants

L’indice CAC 40 est redescendu au-dessous de 4000 points à 3933, 78 points en cédant  1,5 % sur la semaine.

Les bons résultats américains synonymes d’arrêt de la politique monétaire non-conventionnelle et la crise syrienne ont conduit à la baisse des principales places financières.

Etats-Unis, toujours entre deux chaises

D’un côté, les indicateurs sont orientés à la hausse ; de l’autre des nuages s’accumulent du fait de la progression des incertitudes.

Du fait des coupes automatiques et des remboursement de certaines banques des prêts consentis par l’Etat fédéral, le déficit du gouvernement fédéral se réduit à un rythme exceptionnel depuis quelques mois. Il pourrait inférieur à 4% du PIB pour l’exercice budgétaire en cours, puis à 3,3% en 2014 et 2,1% en 2015. Il était de 10,8% du PIB en 2009.

La croissance pour le second semestre est liée à l’évolution de la  consommation des ménages qui était de 2,0% en rythme trimestriel annualisé au premier semestre.

La création d’emploi devrait se situer dans les prochains autour de 200 000 emplois par mois, chiffre insuffisant pour aboutir au plein emploi à court terme. Le taux de chômage pourrait rester autour de 7,5 % du fait d’une progression du taux d’activité. De ce fait, les salaires pourraient rester stables.

Dans ces conditions, le taux de croissance pourrait rester atour de 2,5 % soit son niveau potentiel.

Europe, la sortie du tunnel

Après les résultats positifs du deuxième trimestre, les premières évaluations de la croissance du troisième trimestre. Le climat des affaires tout en restant bas s’améliore dans de nombreux pays.  L’indice du Sentiment économique a ainsi gagné près de 3 points en août, en hausse pour le quatrième mois d’affilée. L’inflation poursuit sa décrue à 1,3%. La politique monétaire de la BCE devrait rester inchangée.

Allemagne, chômage toujours au plus bas

Le taux de chômage est resté inchangé, à 6,8%, en août. Il reste proche de son niveau le plus bas depuis plus de vingt ans. Le marché du travail allemand a bien résisté au ralentissement de la croissance mondiale et devrait bénéficier de la reprise actuelle dans la zone euro.

France, pas encore de retournement de la courbe du chômage

L’emploi  salarié marchand a reculé de 0,2% t/t au deuxième trimestre soit l’équivalent de 28 000 destructions nettes. Au premier trimestre, seulement 8 000 destructions  nettes avaient été enregistrées. Les destructions dans l’industrie, la construction et les services hors intérim sont d’ampleur similaire d’un trimestre à l’autre. La dégradation provient de l’intérim. Au mois de juillet, le nombre de demandeurs d’emploi s’est accru de 0,2 %.

Grèce, il faut trouver 11 milliards d’euros pour 2014/2015

En 2012, le dernier plan de sauvetage de la Grèce comportait une zone d’ombre pour les années 2014/2015. Dans les faits, il fallait passer le cap des élections allemandes. Nul ne pouvait réellement ignorer qu’à compter de la mi-2014 ne pouvant pas accéder aux marchés financiers, la Grèce ne pourrait pas honorer le service de sa dette.

Si ce petit problème risque de polluer les relations au sein de l’Union européenne, il faut souligner que la Grèce respecte ses engagements budgétaires avec un solde primaire positifs, condition pour abaisser le niveau de la dette publique  qui doit être ramené  à 124% du PIB en 2020 et  en deçà de 110% du PIB en 2022 (contre 176% du PIB en 2013).

Selon le FMI, le trou noir à financer est de 10,9 milliards d’euros pour les années 2014 et 2015.

A suivre

Lundi, il faudra suivre au Royaume-Uni, l’indice PMI qui devrait continuer à s’améliorer mais plus faiblement qu’en lui et juillet.

Mardi, ce sera au tour des Etats-Unis de présenter l’indice ISM manufacturer d’août. Il devrait être orienté en baisse du fait des tendances dans les pays émergents et de la hausse possible des taux.

Mercredi, au Royaume-Uni, il faudra regarder l’indice PMI services d’août et suivre jeudi la première réunion de politique  monétaire de la BoE depuis qu’elle a décidé d’introduire des « indications prospectives ». La BoE devrait maintenir inchangé son taux directeur à 0,5%, ainsi que le montant de ses achats d’actifs à GBP 375 mds.

Toujours jeudi, il faudra être attentif à la réunion de la BCE, deux mois après l’adoption de la « forward guidance », et alors que les bonnes nouvelles sur le front de l’activité réduisent la probabilité d’une baisse du refi, le Conseil des gouverneurs devrait laisser la politique monétaire inchangée en septembre.

Vendredi, aux Etats-Unis, le rapport emploi du mois d’août sera publié avec des créations qui devraient se situer entre 180 000 et 200 000 sur le mois. La probable remontée du taux d’activité devrait avoir tiré le taux de chômage légèrement à la hausse, à 7,5%.

Au Royaume-Uni, toujours vendredi, sera communiqué la production manufacturière de juillet. L’orientation est à la hausse.

De même en Allemagne, le résultat de la production industrielle de juillet est attendu avec une progression qui devrait être néanmoins plus faible qu’en juin (+2,4% m/m).

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