La semaine économique et financière

Le Coin des Epargnants

Au moins, il y a quelque chose qui rigole

La bourse de Paris a terminé la semaine au plus haut depuis le mois de juillet 2011. Cette progression s’explique par l’annonce de la Banque centrale de diminuer ses taux d’intervention et par les bons résultats de l’économie américaine.

Le CAC 40 a clôturé à 3912 points avec une hausse de 1,4 % vendredi.Toutes les places atteignent des sommets. Ainsi, le Dax francfortois a augmenté de de 2,02 % pour finir à 8122,29 points.

A Londres, le Footsie s’est adjugé 0,94 % pendant qu’à Wall Street le Dow Jones progressait de 1,17 % parvenant pour dépasser 15000 points, un nouveau sommet. Le Standard & Poor’s 500, indice de référence des gérants de fonds a augmenté de  1,15 %, dépassant son maximum à plus de 1600 points.

Sur une semaine, le CAC 40 a augmenté de 0,48 % et de 1,4 depuis un mois. Depuis la premier janvier, la hausse est de 5,98 % et de 19,60 % sur un an.

France, deux ans de répit au prix cher

Pour la France, la Commission prévoit un taux de croissance de -0,1 % et un déficit public de 3,9 % du PIB en 2013 ce qui correspond à la moyenne des prévisions économiques. Pour l’année 2014, la Commission prévoit une croissance de 1,1 % et un déficit public de 4,2 % du PIB. Cette dérive du déficit est imputable aux mauvaises rentrées fiscales sur l’IS et l’IR qui sont décalées d’un an.

Le Gouvernement devrait intégrer un nouveau volant de réduction de dépenses et d’augmentation d’impôt dans la loi de finances pour 2014 : économies de dépenses, réduction des niches fiscales, lutte contre la fraude fiscale…

Pour 2014, la prévision de déficit de la Commission repose sur une hypothèse de croissance de 1,1 % contre 1,2 % dans le programme de stabilité.

La Commission européenne a accordé deux ans à la France pour abaisser son déficit en dessous des 3 % du PIB. Ce répit devra s’accompagner de la mise en œuvre de réformes afin de maîtriser les dépenses sociales et tout particulièrement les dépenses de retraite.

BCE, une baisse  mais pourquoi faire ?

Si la baisse de 25 points de base du principal taux de la BCE a été saluée par les marchés, certains s’interrogent sur son utilité car il apparaît de plus en plus que l’arme des taux est inefficace surtout pour des pays confrontés à la crise des dettes publiques. Le problème n’est plus le coût du crédit de refinancement auprès de la BCE mais l’accès aux crédits ou aux marchés. Ainsi, le coût du crédit au Sud de l’UEM (Italie, Espagne, Portugal…) demeure deux à trois fois plus cher pour les entreprises qu’au Centre et au Nord. Les taux d’intérêt des emprunts d’Etat, bien qu’en baisse, restent trop élevés en regard de la faiblesse des économies. Les écarts de taux sanctionnent les Etats trop endettés et aux structures financières vulnérables.

Etats-Unis, la décrue du chômage enfin au rendez-vous ?

Attendue depuis des semaines, l’amélioration du marché de l’emploi aux Etats-Unis semble se confirmer. Le taux de chômage est revenu à 7,5 % au mois d’avril. Il revient à un niveau inférieur à celui atteint au mois de décembre 2008.

Le solde net des créations d’emplois s’est élevé à 165.000 et a dépassé les prévisions des analystes  qui n’espéraient que 155 000.

Pour le mois de mars, le ministère en charge de l’emploi a revu à la hausse les premières estimations, 138.000 emplois ont finalement été créés en mars contre initialement 88.000. Il en est de même pour le mois de février où entre les premières estimations et les dernières, les créations sont passées de 268 000 à 332 000

En revanche, le taux d’activité, qui mesure la part des actifs dans la population en âge de travailler, demeure à 63,3%, son niveau le plus faible depuis 1979. Ce mauvais résultat témoigne que de nombreux Américains sont sortis volontairement ou involontairement des statistiques. Il est fort à parier que ces données inciteront la Réserve Fédérale à maintenir sa politique de son soutien monétaire.

Il n’en demeure pas moins que les résultats économiques américains semblent donner à la politique d’ajustement ferme des finances publiques en association avec une politique monétaire accommodante.

Entre 2009 et 2012, le déficit fédéral structurel a été réduit de 0,9 point par an, soit plus rapidement qu’en zone euro (0,7 point). La  Fed a utilisé toutes les armes dites non conventionnelles pour soutenir l’activité. Elle a ainsi soutenu la demande des titres des dettes publique et hypothécaire, ce que la BCE n’a pas fait.

A suivre

Le 6 mai sera consacré au bilan de la première année de François Hollande.

Le 7 mai, il faudra suivre les résultats de la production industrielle du mois de mars en France qui est attendue stable en mars.

Le reste de la semaine sera consacré au 8 mai et à l’ascension. De ce fait, une trêve économique bien que les grandes décisions sont toujours prises durant ses périodes.

Lundi 13 mai, aux Etats-Unis, les résultats des ventes de détail du mois d’avril seront publiés.

Mardi 14 mai sera connu la production industrielle de la zone euro du mois de mars qui a progressé de 0,4% m/m en février. Les enquêtes signalent une légère baisse ou une stabilisation en mars.

Mercredi 15 mai sera communiquée la situation de l’emploi au Royaume-Uni du mois de mars. Une légère baisse est attendue mais une possible dégradation au mois d’avril.

Toujours mercredi, la croissance du PIB de la zone euro du premier trimestre avec une contraction attendue suivant celle de 0,6% t/t au cours du dernier trimestre 2012.

Sera également connu le résultat du premier trimestre du PIB allemand qui était en recul de 0,6% t/t au dernier trimestre 2012. Une légère reprise est attendue.

Le même jour, la France communiquera la progression de son PIB du 1er trimestre.

Après une contraction de 0,3 % au dernier trimestre 2012, les avis divergent sur la situation du premier trimestre 2013 entre recul de 0,1 point à légère croissance de 0,1 point en passant sur une stagnation totale. Les paris sont ouverts.

L’indice des prix à la consommation du mois d’avril sera également rendu public avec un taux de 1% attendu ce qui pourrait rouvrir le débat sur la diminution du taux du Livret A.

Jeudi 16 mai, aux Etats-Unis sera également publié l’indice des prix à la consommation. Du fait d’une baisse des prix de l’énergie, l’indice générale devrait suivre le mouvement avec un taux ramené à 1,3 %  ce qui est très faible pour les Etats-Unis.

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