Immobilier en Ile de France : toujours plus haut

27/05/2011, classé dans

L’INSEE vient de publier les dernières statistiques concernant les prix de l’immobilier en Ile de France. Selon cette enquête,  les prix des logements anciens s’est encore accru  au cours du  premier trimestre de cette année.

Ainsi,  les prix des logements anciens ont progressé de 3,7 % (chiffres provisoires CVS). Cette hausse est due principalement à celle des prix des appartements (4,5 %), les prix des maisons augmentant également mais de façon moins marquée (2,1 %).

A Paris, les prix des appartements augmentent de 5,6 %, dans les Yvelines de 4,1 % et dans  les Hauts-de-Seine de 4,0 % tandis que les prix des maisons augmentent fortement dans les Hauts-de-Seine (6,6 %) et le Val-de-Marne (3,2 %).

Sur un an, les prix en Ile de France  progressent de 13,6 %. Cette hausse est de plus de 20 % pour Paris.

Par rapport à l’an 2000, au premier trimestre 2011, la hausse des prix en Île-de-France s’établit à 153 % pour les appartements et à 93 % pour les maisons.

Les avis divergent sur l’évolution à court et moyen terme.

Le niveau actuel des prix empêche de nombreux primo-accédants d’acquérir un bien immobilier. Le marché est porté par le transfert d’actifs en provenance soit de placements financiers (baisse de la collecte de l’assurance-vie), soit par la cession d’autres biens (biens professionnels, vente de logements).

Le retournement du marché pourrait être provoqué par une élévation rapide des taux d’intérêt or du fait de la fragilité de la reprise, la Banque Centrale Européenne entend contrer l’éventuel retour de l’inflation par une remontée lente et prudente des taux.

L’autre facteur qui pourrait occasionner une stabilisation des prix est la diminution de la solvabilité des acheteurs. Il faudra suivre dans les prochains mois les délais de vente qui pour le moment demeurent faibles à Paris.

A la différence de l’Espagne ou de Londres, le marché parisien n’était pas considéré comme surévalué avant la crise. La chute des places financières n’a fait que renforcer son potentiel de croissance.

La hausse rapide constatée depuis deux ans n’est pas sans risque surtout pour les acheteurs qui envisagent de réalise rapidement des plus-values. L’immobilier comme la bourse peut enregistrer de fortes variations. Il en fut ainsi en 1993 avec une chute d’environ 50 % pour le marché parisien.

consulter la note de l’INSEE

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