Il faut mieux travailler dans la finance et l’assurance que dans l’hôtellerie

29/04/2014, classé dans

L’INSEE vient de publier une étude intéressante sur la rémunération des actifs en France.

En 2010, selon cette étude, dans le secteur privé et les fonctions publiques territoriale et hospitalière, le  salaire brut , c’est-à-dire la somme du salaire de base, des heures supplémentaires et des primes, s’élève en moyenne à 20,48 euros par heure travaillée. En ajoutant les indemnités de départ, l’intéressement, la participation et l’abondement, la rémunération brute totale est de 21,54 euros. Elle varie fortement selon le type d’emploi (contrat à durée déterminée ou à durée indéterminée), les caractéristiques des salariés (sexe, âge, diplôme, catégorie socioprofessionnelle) et celles des entreprises (secteur d’activité, taille). La rémunération brute totale par heure travaillée varie avec l’âge : elle s’échelonne ainsi de 15,74 euros chez les moins de 30 ans à respectivement 21,76 et 28,35 euros chez les femmes et les hommes de plus de 50 ans. Elle varie également avec le sexe ou encore le niveau de diplôme, valant 15,06 euros pour les femmes sans diplôme contre 42,64 euros pour les hommes diplômés d’une grande école.

Sans surprise, Le salaire brut moyen varie également selon le secteur d’activité. En 2010, le salaire brut est le plus faible dans l’hébergement et la restauration (14,99 euros par heure travaillée), et le plus élevé dans les activités financières et d’assurance (28,32 euros par heure travaillée). Les indemnités de rupture, l’intéressement, la participation et l’abondement renforcent ces disparités. Ces compléments de rémunération ne sont que de 0,31 euro (soit + 2 %) par heure travaillée dans l’hébergement et la restauration, 0,63 euro (+3,6 %) dans les services administratifs et de soutien, et atteignent 1,82 euro dans l’industrie manufacturière (+8,7 %) et 3,23 euros (+11,3 %) dans la finance et l’assurance.

En 2010, 78 % des salariés du secteur privé et des fonctions publiques territoriale et hospitalière touchent au moins un type de prime (prime d’ancienneté, de contraintes liées au poste, de performance individuelle ou de performance collective). Les primes représentent pour ces salariés en moyenne 14,4 % de leur rémunération brute totale en équivalent temps plein (EQTP), soit 4 911 euros annuels.

Les femmes perçoivent presque aussi fréquemment que les hommes au moins une prime (77 % contre 80 %), mais leur montant moyen est nettement inférieur : 4 033 euros sur l’année contre 5 598 pour les hommes (-28 %). L’écart de montant moyen de l’ensemble des primes au détriment des femmes se retrouve dans tous les secteurs d’activité, mais à des degrés divers : s’il n’est que de 20 % dans l’hébergement-restauration, il atteint en revanche 47 % dans l’enseignement privé voire 51 % dans la finance et l’assurance (avec 5 741 euros sur l’année pour les femmes contre 11 600 euros pour les hommes).

Lire l’étude de l’INSEE

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