Une inflation presque nulle, la déflation à nos portes ?

14/01/2015, classé dans

Selon l’INSEE, l’inflation a été presque nulle en 2014. En effet, sur 12 mois, le taux est de 0,1 %.  Pour le mois de décembre, l’indice des prix à la consommation (IPC) augmente de 0,1 % après une baisse de 0,2 % le mois précédent. Corrigé des variations saisonnières, il recule de 0,1 %. Comparé au même mois de l’année 2013, il augmente de +0,1 % en décembre, en ralentissement par rapport à novembre (+0,3 %). Hors tabac, l’indice est stable sur un an.

Sans surprise, au mois de décembre, les prix de l’énergie ont baissé , en particulier les produits pétroliers. Les prix des produits alimentaires étaient également orientés à la baisse.

Globalement, les prix des services augmentent de 0,6 % en décembre 2014 (+1,6 % sur un an). Cette hausse, supérieure à celle observée l’année dernière (+0,5 % en décembre 2013), provient principalement de la hausse saisonnière des prix des services liés au tourisme. Ainsi, les tarifs des transports aériens augmentent de 13,2 % (+1,4 % sur un an), ceux des voyages touristiques tout compris de 10,9 % (—1,1 % sur un an) et ceux des hébergements de vacances de +12,2 % (+3,2 % sur un an). S’y ajoute, comme chaque année en décembre, le relèvement des taxes d’enlèvement des ordures ménagères (+1,9 % en décembre 2014 ; +2,3 % en décembre 2013 ). En outre, les primes d’assurance se renchérissent nettement en décembre (+2,3 % ; +3,0 % sur un an) après la fin de promotions consenties à l’automne.

L’inflation sous-jacente est toujours en terrain négatif sur l’année. En décembre 2014, l’indicateur d’inflation sous-jacente (ISJ) est en hausse de 0,1 %. Sa variation annuelle demeure en léger repli (—0,1 % ; après —0,2 % en novembre). L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) augmente de 0,1 % sur un mois, comme sur un an (après +0,4 % sur un an en novembre 2014)

L’indice d’inflation sous-jacente est un indice désaisonnalisé qui permet de dégager une tendance de fond de l’évolution des prix. Il traduit l’évolution profonde des coûts de production et la confrontation de l’offre et de la demande. Il exclut les prix soumis à l’intervention de l’État (électricité, gaz, tabac…) et les produits à prix volatils (produits pétroliers, produits frais, produits laitiers, viandes, fleurs et plantes,…) qui subissent des mouvements très variables dus à des facteurs climatiques ou à des tensions sur les marchés mondiaux.

L’indice d’inflation sous-jacente est corrigé des mesures fiscales (hausse ou baisse de la TVA, mesures spécifiques sur les produits…) de façon à neutraliser les effets sur l’indice des prix de la variation de la fiscalité indirecte ou des mesures gouvernementales affectant directement les prix à la consommation. L’inflation sous-jacente est ainsi plus adaptée à une analyse des tensions inflationnistes, car moins perturbée par des phénomènes exogènes.

Glissements annuels de l’indice des prix à la consommation (IPC) et de l’inflation sous-jacente (ISJ)

Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)

La confirmation de cette très faible inflation pose désormais la question du taux du Livret A mais plus amplement de la réponse de la BCE pour éviter l’engagement d’un cycle déflationniste.

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