Quand la musique est bonne !

19/04/2015, classé dans

Le monde de l’édition musicale fut le premier touché par le numérique. Vingt ans après l’apparition du format MP3, les majors continuent toujours à se débattre pour retrouver un modèle de développement vertueux. Après avoir essayé de lutter en vain contre la diffusion gratuite des fichiers musicaux, les majors tentent de tirer leur épingle du jeu sur le marché payant du streaming (diffusion de titres en ligne par des applications comme spotify ou deezer). En 2014, selon la Fédération internationale de l’industrie phonographique, les enregistrements numériques et la vente sur supports physiques pèsent le même poids, 46 %, le restant étant assuré par les droits de radiodiffusion. Les revenus du streaming payant ont progressé de 39 % en 2014 à l’échelle mondiale.

Les Etats-Unis restent le premier marché musical avec 3,4 milliards de dollars revenus.

Le marché du streaming pèse à l’échelle mondiale 1,57 milliard de dollars. 41 millions de personnes seraient abonnées à des sites d’écoute de musique en ligne.

Il y a des particularismes assez forts en matière d’écoute de la musique. Ainsi, la Corée du Sud et les pays d’Europe du Nord sont très ouverts au streaming avec une hausse de près de 20 % en 2014. Aux Etats-Unis, le streaming a dépassé la vente de CD et se rapproche des sites de téléchargement comme iTunes. L’Allemagne reste attachée aux CD où ils ont encore progressé de 1,9 %. En revanche, le CD  continue de reculer en France (-3,4 %) et au Royaume-Uni (-2,8 %) où le téléchargement progresse tout comme le streaming. En France, le poids de l’accès à la musique gratuite est très fort.

Les majors considèrent les sites de streaming comme peu rémunérateurs en droits. Elles tentent de s’opposer aux versions gratuites. Elles veulent obtenir l’arrêt du streaming gratuit ou à défaut imposer des règles d’utilisation plus contraignantes. Ainsi, les utilisateurs pourraient écouter la musique que durant un temps limité. Cette contrainte peut facilement être contournée en multipliant les comptes. Ils pourraient ne plus avoir accès à la musique à la demande.

Le site Spotify revendique 15 millions d’abonnés pour 60 millions d’utilisateurs actifs. Le site français Deezer compte 5 millions d’abonnés pour 16 millions d’utilisateurs actifs.

Aux Etats-Unis, le nombre d’abonnés payants est également assez faible. Ainsi, l’application Pandora n’en compte que 3,5 millions pour 76,5 millions de comptes actifs.

Youtube s’impose comme le principal fournisseur de musique en streaming. Avec un nombre d’utilisateurs dépassant un milliard de personnes, son modèle ne repose que sur la publicité. Ce site a généré de faibles revenus pour l’industrie musicale.

Vingt ans après le début du tout numérique, le monde de la musique est toujours à la recherche de modèle. Le retour des concerts comme source de financement ne concerne que les artistes reconnus. Pour promouvoir des groupes et des chanteurs, les stratégies marketing deviennent de plus en plus lourdes avec un fort investissement sur les réseaux sociaux et en ayant recours à des influenceurs (des relais d’opinion souvent payés ou sponsorisés qui font la promotion d’artistes…).

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