Et si le pétrole n’était pas assez cher !!!

25/04/2015, classé dans

Le prix de pétrole connaît de fortes fluctuations depuis le 1er choc pétrolier de 1973. Le premier cycle de hausse a donc commencé au début des années 70 pour s’achever avec le contre-choc pétrolier en 1986. Un cycle de bas prix s’est alors engagé et s’est poursuivi jusqu’au début des années 2000. Le pétrole s’échangeait à un cours inférieur à celui des années 70. Une période courte de forte hausse en relation avec le développement des pays émergents s’est engagée de 2000 à 2007. Même si les cours avaient baissé, jusqu’en 2014 ils sont nettement au-dessus de leur niveau des années 70. La chute enregistrée depuis six mois remet le baril à un à un niveau inconnu depuis 30 ans (en valeur réelle nette d’inflation).

Du fait des cycles de hausse assez violents, les entreprises et les Etats ont tenté de réduire leur dépendance vis-à-vis du pétrole en diversifiant les sources d’énergie et en améliorant l’efficacité énergétique de la croissance. De 1970 à 2014, cette efficacité énergétique, à l’échelle mondiale, s’est améliorée de 40 %. Cela signifie qu’il faut près de la moitié moins d’énergie pour générer un point de croissance. L’amélioration s’est fait sentir surtout à partir des années 80. Elle a été plus forte aux Etats-Unis et en Chine qu’en Europe ou au Japon. Les deux premiers pays cités étant plus énergétivores, il était relativement plus aisé d’améliorer le contenu en énergie de la croissance.

L’augmentation des cours des années 2000 a entraîné tout à la fois la recherche de nouveaux gisements et l’amélioration de l’efficacité énergétique La chute actuelle si elle se prolongeait pourrait provoquer un arrêt de cette évolution. Il est déjà constaté un accroissement de la demande de pétrole depuis quelques mois. Par ailleurs, les investissements pour l’exploitation de nouvelles énergies est en recul. Il pourrait en résulter une vulnérabilité à terme des pays consommateurs. En outre, l’impact en ce qui concerne la pollution et l’émission de gaz à effet de serre est négatif. Certains experts préconisent d’instituer une taxe variable sur l’énergie afin de lisser à la baisse comme à la hausse les variations de prix. C’est en période de faibles prix qu’il serait plus facile d’instituer une taxation environnementale sur l’énergie. Suggestion, cela pourrait être inscrit à l’ordre du jour de la Conférence de Paris sur le climat du mois de décembre 2015

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