Le relèvement de la CSG : les gagnants et les perdants

09/05/2017, classé dans

Emmanuel Macron a prévu d’augmenter la CSG de 1,7 point afin de financer son programme d’allègement des cotisations sociales. Philippe Crevel a été interrogé sur ce sujet par Ecorama.


Les cotisations salariales à l’assurance maladie représentent 0,75% du salaire brut, celles pour l’assurance chômage, 2,4 % de ce même montant. Au total, l’exonération représente 3,15 % sur le salaire mais avec des règles de plafonnement.

Les salariés paieraient davantage de CSG. Celle-ci étant calculée sur 98,25% du salaire brut, une hausse de 1,7 point augmenterait de 1,67% le montant de CSG à régler.

Le gain sur le salaire ne serait donc au mieux que de 1,48% pour un salarié classique.

• Concrètement, un smicard gagne 260 euros 260 euros par an.
• Une personne rémunérée à 3000 euros brut gagne 533 euros
• Une personne rémunérée 5000 euros gagne 888 euros.

Au-delà de 4 fois le plafond de la Sécurité sociale, soit 12.872 euros par mois en 2016, la baisse des cotisations sociales du fait du plafonnement.

La CSG, de son côté, est prélevée sur 100% du salaire au-delà de ce plafond. Du coup, à partir de 12.872 euros par mois l’économie se réduirait… et se transformerait même en perte au-delà d’un certain niveau.

Les retraités ne paient pas de cotisation chômage. De ce fait, ils supporteront la CSG sauf pour ceux qui sont exonérés et ceux qui bénéficient du taux réduit, 3,8 %.

Les épargnants coincés entre la CSG et le taux de 30 % (voir ci-dessous)

Une hausse de 1,7 point entraînerait un surcroît d’imposition équivalent pour la plupart des revenus de placements (intérêts, revenus fonciers, plus-values…). Le taux pourrait ainsi passer de 15,5 à 17,2 %. Néanmoins, cette mesure pourrait être compensée par l’application du prélèvement libératoire à 30 %. Logiquement, les prélèvements sociaux sont intégrés dans le taux de 30 %.

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