Le grand emprunt, beaucoup de bruit pour rien ?

07/11/2009, classé dans

Emprunter pour construire demain n’est en soi pas scandaleux à condition que la rentabilité des investissements soient supérieux au coût de l’emprunt.

Est-ce que l’Etat, les pouvoirs publics, l’administration disposent des moyens pour sérier les bons investissements. Certains accordent à l’Etat et à ses serviteurs quelques hauteurs de vue supérieures à celles des banquiers, des hommes d’affaires…

Au regard de notre passé, le bilan n’est pas aussi évident. Fréquemment, l’avance française en matière de nucléaire est mise en avant tout comme le rôle des Présidents Pompidou et Giscard d’Estaing en la matière. Si le choix politique fut sans nul doute judicieux, le coût réel pour les pouvoirs publics peut être discuté. En effet, EDF a bénéficié d’une rente de situation qu’elle paie aujourd’hui avec un parc de centrales vieillissant. La recherche dans le domaine du nucléaire a pris du retard au risque de se faire dépasser par celle de la Chine.

Autre point fort mis en avant le TGV mais il faut souligner que le coût réel est sous-évalué car le fardeau de la construction a été transféré sur Réseau Ferré de France. Il faut aussi prendre toutes les charges de la SNCF que l’Etat et les collectivités locales prennent à sa charge Par ailleurs, le TGV français s’exporte aux comptes gouttes à la différence de celui de Siemens.

Le Concorde fut un très bel avion d’ingénieur qui ne se vendit jamais et qui eu une fin tragique. Espérons que le Rafale ne suive pas son exemple.

Il y a Airbus fruit d’une collaboration européenne qui fait jeu égal avec Boeing. Il faut noter que le choix d’une société devant chercher des financements publics et privés peut être porteur de succès. Sur ce créneau, il y a également ArianeEspace.

Plus franco-français, il y a France Telecom devenu Orange. Son caractère hybride ne l’a pas empêché de sortir de la route avec un endettement digne d’un Etat lors de la bulle Internet.

Dans la liste des échecs du volontarisme public, il y a eu les plans informatiques qui ont englouti des milliards sans permettre l’émergence d’une entreprise française digne de ce nom.

L’idée d’un grand emprunt décentralisé est archaïque au moment où l’économie est mondialisée et repose sur les réseaux. Il faudrait faciliter les financements publics/privés, ouvrir les centres de recherche français sur l’extérieur, leur faciliter les moyens de trouver des financements si leurs projets sont porteurs.

Il y aujourd’hui un potentiel de croissance sans précédent car jamais la planète n’a été doté d’équipes de chercheurs qui peuvent avoir accès à un grand nombre d’informations.

Il est inutile de construire après le CNRS une deuxième cathédrale de la recherche franco-française.

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