La guerre des taux est-elle pour demain ?

06/11/2014, classé dans

La Banque centrale américaine a mis un terme à son troisième train de soutien quantitatif comme cela a été prévu. Pour le moment, le pari de l’arrêt progressif et programmé est réussi malgré les soubresauts des marchés financiers à la mi-octobre.

La FED ne devrait pas remonter les taux avant le milieu de l’année 2015 compte tenu de la situation économique et financière.

Néanmoins, la fin du quantitative easing a déjà abouti à une remontée des taux longs aux Etats-Unis. Pour le moment, il n’y a pas d’effet de contagion à l’Europe. La Banque Centrale Européenne veut autant que possible disjoindre les taux européens avec ceux des Etats-Unis. En effet, l’Europe, compte tenu de l’inflation et de la croissance très faibles, ne pourrait pas supporter sans dommage une remontée des taux. Les mesures annoncées au mois de septembre de prêts aux banques visent à consolider les taux bas.

Cette disjonction devrait favoriser la dépréciation de l’euro moins attractif que le dollar en raison de la différence des taux et de croissance. La question qui pourrait se poser à moyen terme est l’acceptabilité pour les Etats-Unis d’un dollar durablement fort. Certes, cela diminue le coût de leurs importations mais cela renchérit d’autant leurs exportations. Les Etats-Unis avaient amélioré leur compétitivité à l’extérieur grâce à la maîtrise de leurs salaires et à l’énergie bon marché.

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