Construisons et assouplissons !!!!

26/09/2009, classé dans

Selon une récente étude de l’INSEE portant sur 50 ans de consommation en France, la part des dépenses consacrées au logement est passée de 16 à 19 % de 1960 à 2009. Sur la même période, la population française a augmenté de plus de vingt millions d’habitants. Toujours sur la même période, le nombre de divorces a explosé, les naissances hors mariage sont devenues majoritaires, les familles se décomposent et recomposent. L’augmentation de la population tout comme la mutation des modes de vie ont pour conséquences une demande accrue de logements.

Dans les années soixante et soixante dix, des efforts massifs de construction ont en partie résorbé la crise du logement tout en générant vingt ans après la crise des banlieues.

L’accroissement du nombre de logements a permis à de nombreux Français de devenir propriétaire. Ainsi leur part au sein des ménages est passée de 45 % en 1973 à 54 % en 1988.

De 1984 à 2006, le nombre de résidences principales est passé de 20,5 à 26,9 millions mais cette hausse est imputable en très grande partie à l’augmentation du nombre de logements individuels (11,3 à 15,3 millions). Le nombre de logements collectifs n’est passé que de 9 à 11 millions.

La hausse de la part budgétaire consacrée au logement résulte tout à la fois d’un effet prix, le prix des loyers a progressé plus vite que l’inflation tout comme le prix de l’immobilier à l’achat, et d’un effet volume, la qualité et le nombre de pièces ayant augmenté.

Depuis les années quatre-vingt-dix, du fait de la montée des prix de l’immobilier et de la stagnation du pouvoir d’achat ainsi que la concentration de l’emploi désormais à 75 % tertiaire sur les grands centres urbains, les Français rencontrent de plus en plus de difficultés pour se loger.

Le durcissement des règles d’urbanisme, en particulier, dans les centres villes a eu pour conséquence d’étendre les banlieues et de rallonger les temps de transport. Les Français qui n’avaient pas la chance d’être propriétaire au début des années quatre-vingt-dix ont été bien souvent obligé surtout au moment de l’arrivée des enfants d’opter pour la banlieue. Ce phénomène explique le départ des classes moyennes des centres villes des grandes villes.

Si dans les pays de l’OCDE, la part consacrée au logement représente le principal poste de dépenses pour les ménages, la France se caractérise par son augmentation qui n’est le reflet que d’une pénurie.

Au moment où le développement durable devient une priorité, il apparaît nécessaire d’assouplir certaines contraintes urbanistiques qui, par ailleurs, transforment nos villes en musée au lieu d’en faire des centres de vie.

Il est stérile de refuser tout à la fois la construction de tours tout en exigeant de diminuer la circulation routière ou de protéger des espaces naturels. Il est tout aussi stérile de refuser la densification en habitats des villes tout en jouant les Don Quichotte en matière de droit au logement…

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