« Die hard 5 » ou la mission presque impossible de Nicolas Sarkozy et pour l’économie des pays industrialisés

28/02/2011, classé dans

Le scénario de « Die hard 5 » avec Bruce Willis serait en cours de réalisation. Nicolas Sarkozy pourrait en être le héros. A 14 mois de l’élection présidentielle, il se retrouve dans la situation de John Mac Clane qui ne dispose que d’un temps réduit pour régler un nombre incroyable de problèmes. Avec une popularité étale et faible, Nicolas Sarkozy devra tout à la fois éviter une implosion de sa majorité, favoriser l’émergence d’une croissance qui risque de souffrir de la hausse des prix des matières premières, réduire le chômage et les déficits, améliorer le pouvoir d’achat et surtout redonner le moral aux Français.

Sur le plan économique, la croissance française est toujours entravée par la faiblesse de l’investissement et par le maintien d’un fort taux de chômage. La réduction des déficits, indispensable, devrait, en 2011, peser sur l’activité. Il conviendrait donc de mieux orienter l’épargne vers des placements plus productifs ou vers la consommation.

Il faut encourager les Français à mobiliser leur épargne en faveur de l’économie réelle.

La consommation est censée rester le principal moteur de la croissance française sachant qu’elle est menacée par une résurgence de l’inflation. Le pouvoir d’achat des Français devrait progresser plus lentement en raison de la hausse des prix des matières premières (énergie et agricoles). La hausse des prélèvements obligatoires devraient également freiner la consommation.

Les premières études sur les comportements en matière d’épargne semblent indiquer que les Français seraient pour le statuquo ou pour puiser légèrement dans leurs actifs pour maintenir leur consommation mais des intentions à la pratique, il y a souvent un décalage.

L’INSEE, au mois de décembre, penchait pour le maintien à un niveau élevé du taux d’épargne et d’une progression modérée de la consommation (autour de 1,2 % en base annuelle sur le premier semestre). Sur l’année, les experts tablent sur une croissance de 1,4 % contre 1,6 % en 2010. Cette progression ne prend pas en compte les conséquences des derniers évènements. Il est fort probable que comme en 2008 les Français tentent de réduire leurs frais de transports.

Les menaces inflationnistes inquiètent la Banque Centrale Européenne mais aussi et surtout les autorités chinoises. Ces dernières veulent limiter l’augmentation des prix autour de 5 % et envisagent de freiner la croissance. Avec une croissance de plus de 10 %, le développement de goulets d’étranglements est inévitable générant des asymétries d’information et donc des bulles d’inflation. La Chine a besoin de structurer sa croissance pour éviter un emballement. De ce fait, le moteur chinois jouera un rôle plus faible dans la croissance de l’économie mondiale (tout en demeurant primordial).

La capacité de croissance des Etats anciennement industrialisés repose toujours sur leurs capacités à initier un nouveau bond technologique (énergie, santé, organisation…). Pour le moment, les gains de productivité demeurent étales et ne sont pas liés à un processus technologique de dernière génération. A quand le retour de Schumpeter…

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