l’Islande, de place off shore au 28ème Etat membre de l’Union européenne

20/07/2009, classé dans

L’Islande, ancien eldorado du Nord, menacé de faillite après l’éclatement de la bulle financière en 2008 a après avoir obtenu aide de 10 milliards de dollars du FMI demandé son adhésion à l’Union européenne.

L’Islande en entrant en récession dès le début de 2008 est devenue le pays symbole de la crise. Ce pays est passé du nirvana à l’enfer en quelques mois. L’indépendance qui lui permettait d’être une place tournante pour les hedge funds et les banques est devenue une faiblesse face à la crise qui a balayé le château de carte économique sur lequel reposait sa prospérité.

Ce petit pays de quelques 300 000 habitants et de 3hab/km. C’est le pays avec l’IDH (indicateur de de développement humain) le plus élevé du monde ! Il mérite bien sa place dans ce classement, et aurait pu être classé en bien meilleure position, si seulement il réussissait à faire parler de lui à l’étranger et étendre sa culture au reste du monde. est actuellement le 5éme pays le plus riche du monde après avoir été un pays plutôt modeste.

L’Islande, à la porte de l’Europe, a bénéficié d’une forte croissance durant plusieurs années, croissance qui s’est accompagné de la montée de nombreux déséquilibres.

Depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, l’économie islandaise enregistrait une croissance deux fois supérieure à celle de l’OCDE. Ce pays se caractérisait par le haut niveau de vie de ses habitants, le cinquième de l’OCDE et le faible taux de chômage.

Néanmoins de nombreux déséquilibres minaient l’Islande depuis des années : faible production intérieure malgré l’arrivée de main d’œuvre étrangère, déséquilibres commerciaux qui contribuaient à la dépréciation de la monnaie locale et favorisaient le développement d’une inflation importée.

L’Islande a été très rapidement touchée par la crise financière internationale du fait que l’activité bancaire est après la pêche est la principale source de richesses.

De plus, la politique du logement a contribué à déséquilibrer l’économie. La concurrence débridée entre le Fonds public pour le financement du logement et les banques privées ont abouti à abaisser les taux des crédits hypothécaires au moment où pour lutter conte l’inflation la Banque centrale tentait de durcir la politique monétaire.

Le FFL bénéficie de la garantie de l’Etat lui permettant d’emprunter à un coût inférieur à celui du privé. Le nouveau gouvernement a décidé de placer le FFL dans le droit commun.

Les tensions monétaires et l’inflation ont ainsi contribué à la dépréciation de la monnaie locale.

Un tiers des dépenses publiques est réalisé par les municipalités qui sont responsables de la moitié des dépenses d’investissement public. Or, la forte croissance des dernières années a permis aux municipalités de lancer d’ambitieux programmes d’investissement qui du fait des goulots d’étranglement au niveau de l’offre génère de l’inflation.

Par ailleurs, les années d’expansion ont contribué au dérapage des dépenses publiques en particulier dans le secteur de la santé ; les dépenses de santé sont de 40 % supérieures à la moyenne de l’OCDE.

Pour 2009, le PIB pourrait reculer de 10 points et le chômage dépasser 10 % de la population active. La rapidité de contagion de la crise a provoqué le changement de majorité et une quasi mise sous tutelle du pays.

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